
Un cerveau en ébullition
« Je me pose trop de questions. J’ai l’impression d’avoir sans arrêt des pensées qui tournent en boucle, un cerveau qui est en ébullition en permanence, c’est tout le temps agité dans ma tête. »
« Je suis assaillie de phrases, de points d’interrogation. J’ai des nœuds au cerveau, des doutes qui m’encombrent la tête. Cela peut même me réveiller en pleine nuit. J’ai l’impression d’accumuler des problèmes non résolus. Je repasse la journée dans ma tête et je me demande si j’ai bien fait de dire ou de faire cela. Ou bien je me demande ce que j’aurais dû dire ou faire, ne pas dire ou ne pas faire… Il y a des journées que j’aimerais pouvoir gommer ou recommencer pour faire autrement. »
Est-ce que c’est normal de se poser autant de questions ?
Suis-je normal ?
Ce n’est pas anormal de se poser des questions. C’est effectivement le rôle du cerveau de réfléchir, d’anticiper, de prévoir, d’élaborer des scénarios. C’est également le rôle du cerveau d’analyser, de comprendre, de défaire pour refaire différemment. C’est ainsi que nous apprenons de nos expériences et que nous pouvons progresser.
C’est donc une activité normale du cerveau de questionner. Alors, oui, c’est vrai que cela peut être fatiguant, surtout lorsque ce sont les mêmes questions qui reviennent, les mêmes pensées qui obsèdent et qu’il n’y a pas de réponse.
« Parfois j’aimerais pouvoir appuyer sur le bouton STOP du cerveau, faire le vide, tout débrancher. Mais comment faire ? »
Quoi faire de toutes ces questions ?
Puisque le cerveau est programmé pour réfléchir, analyser, décortiquer… c’est bien que cela doit servir à quelque chose ! Oui, notre cerveau nous pousse à progresser. Il nous questionne pour nous mettre en action. Mais comment agir alors ?
Dans ce brouhaha mental, il y a d’abord du tri à faire, car tout n’est pas utile. Épictète, philosophe stoïcien de la Grèce antique, nous invite à distinguer :
- Ce qui dépend de moi (mes jugements, envies, actions, paroles…)
- Ce qui ne dépend pas de moi (les autres, leurs actions, leurs paroles, l’environnement extérieur…)
L’éthique stoïcienne enseigne que la souffrance naît de la tentative de contrôler ce qui nous échappe. La liberté et la sérénité s’obtiennent en concentrant son énergie exclusivement sur ce qui est sous notre contrôle.
Y voir plus clair pour avancer
La thérapie permet justement de déposer ses interrogations, ses réflexions, de les verbaliser. Le thérapeute apporte un autre regard, une autre manière de voir les choses et de les questionner.
A travers l’échange, par l’exploration, petit à petit, l’objectif sera de clarifier les dilemmes, de prendre des décisions, de se mettre en action, et donc d’avancer.
Oui le questionnement est utile. Ce n’est pas une raison pour devenir esclave de ce cerveau en ébullition. Il s’agit au contraire d’en faire un allié pour avancer et se diriger petit à petit vers une vie qui nous correspond mieux.
Et si le premier pas pour plus de clarté était de prendre contact pour une psychothérapie ? Et si c’était le plus beau cadeau que vous pouviez vous faire…