
Il arrive parfois que quelque chose se fissure à l’intérieur
Sans prévenir
Ou au contraire, très lentement
Ce n’est pas toujours spectaculaire
Parfois, c’est une lassitude sourde
Une fatigue qui ne passe pas
Un sentiment de s’être perdu en chemin
Vous continuez à vivre
À travailler
À faire ce qu’il faut faire
Mais quelque chose n’y est plus
Une crise existentielle, ce n’est pas forcément une « crise »
On parle de crise existentielle lorsqu’une personne traverse une période de questionnement profond sur le sens de sa vie.
Cela peut se traduire par des pensées comme :
- À quoi bon tout ça ?
- Quel est le sens de ce que je fais ?
- Est-ce vraiment la vie que je veux mener ?
- Où suis-je passé(e) là-dedans ?
Ces questions ne sont pas toujours formulées clairement.
Elles se vivent souvent dans le corps, dans l’humeur, dans l’élan vital.
Comment cela se manifeste ?
Une crise existentielle peut prendre des visages très différents :
- un burn-out
- un deuil
- une rupture
- un changement de vie imposé ou choisi
- ou simplement ce sentiment diffus de vide, de décalage, de perte de repères
Parfois, c’est brutal. Un événement fait effraction.
D’autres fois, c’est plus discret. Une usure intérieure. Une impression de fonctionner en pilote automatique.
Ce qui se joue, en profondeur
Dans une crise existentielle, quelque chose de fondamental est touché :
- ce qui faisait sens jusque-là ne fonctionne plus
- les valeurs qui guidaient votre vie semblent s’effriter
- vous prenez conscience de la finitude, du temps qui passe
- vous ressentez le besoin — parfois douloureux — de redéfinir ce qui compte vraiment
Les philosophes existentialistes, comme Sartre ou Camus, ont beaucoup écrit sur cette confrontation au vide, à l’absurde, à l’absence de certitudes.
Mais sur le plan humain, cela se vit rarement de manière théorique. Cela se vit dans la chair.
Une crise… ou un tournant ?
Le mot crise vient du grec krisis, qui signifie décision, moment décisif. Autrement dit : un point de bascule.
Même si elle est déstabilisante, une crise existentielle peut être comprise comme un appel à se réajuster, à se réapproprier sa vie, à redevenir sujet de ses choix.
Ce n’est pas une faiblesse. Ce n’est pas un échec. C’est souvent le signe que quelque chose en vous refuse de continuer comme avant.
Comment s’en sortir ?
Il n’y a pas de recette. Mais il y a des chemins. Sortir d’une crise existentielle ne consiste pas à « aller mieux » rapidement, ni à retrouver coûte que coûte l’ancien équilibre.
Il s’agit plutôt de :
- mettre des mots sur ce qui se défait
- traverser les questions, sans chercher à les faire taire
- explorer ce qui fait sens pour vous, aujourd’hui
- retrouver une liberté intérieure, même dans l’incertitude
La thérapie relationnelle offre un espace pour cela. Un espace où vos questions ne sont pas pathologisées. Un espace où l’on peut penser, ressentir, hésiter, chercher — ensemble.
Et vous ?
Vous sentez-vous en décalage avec votre propre vie ?
Avez-vous l’impression d’avoir avancé sans vraiment vous choisir ?
Traversez-vous une période où « quelque chose ne va pas », sans savoir exactement quoi ?
Si vous vous reconnaissez dans ces mots, il est peut-être temps de ne plus rester seul(e) avec ces questions.
Je vous accompagne, en consultation individuelle, pour traverser ces moments de crise — que je considère souvent comme des crises d’opportunité : l’occasion de redonner du sens, autrement.
Vous pouvez prendre rendez-vous si vous ressentez le besoin d’en parler.