Qui suis-je réellement ?

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C’est une question qui revient souvent lors de la première séance. Parfois dite très simplement. Parfois avec une grande détresse.

« Je ne sais plus qui je suis. »

Ce n’est pas une question philosophique abstraite. C’est une question vécue. Une question qui surgit quand quelque chose s’est défait.

Se sentir perdu, sans savoir quand cela a commencé

Beaucoup de personnes arrivent en thérapie en disant cela. Elles ont une vie, un travail, parfois une famille. Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose est flou.

Elles se décrivent comme perdues, déconnectées d’elles-mêmes, en décalage avec leur propre vie, comme si elles jouaient un rôle, comme si elles s’étaient oubliées en chemin.

Parfois, il n’y a pas eu de choc précis. Juste une accumulation. Des choix faits « parce qu’il fallait ». Des adaptations répétées. Des renoncements silencieux.

« Qui suis-je ? » derrière les rôles

Souvent, la question surgit quand les rôles ne suffisent plus.

Vous êtes peut-être celui ou celle qui assure, la personne fiable ou de confiance, le parent attentif, le professionnel compétent… Mais quand tout cela se tait, quand vous êtes seul(e)… qui êtes-vous ?

Que désirez-vous vraiment ? Qu’est-ce qui vous met en mouvement ? Qu’est-ce qui vous touche encore ?

Il arrive que ces questions fassent peur. Alors on les évite. On s’occupe. On tient.

Quelques situations fréquentes

Peut-être vous reconnaissez-vous dans l’une d’elles :

  • Vous avez suivi une voie « logique », mais vous ne ressentez plus d’élan
  • Vous avez beaucoup donné aux autres, au point de ne plus savoir ce que vous voulez
  • Un événement (deuil, séparation, burn-out) a fait voler en éclats ce que vous pensiez être
  • Vous avez l’impression de ne plus vous reconnaître dans vos propres choix

Et une question revient, insistante : « Qui suis-je, au fond ? »

Se perdre n’est pas une erreur

Se sentir perdu n’est pas un signe de faiblesse. C’est souvent le signe qu’une ancienne manière d’être au monde ne fonctionne plus.

La thérapie existentielle considère ces moments comme des moments de vérité. Des moments où quelque chose cherche à émerger. Même si cela passe par le flou, le doute, l’inconfort.

Il ne s’agit pas de « se trouver » comme on trouverait une réponse définitive. Mais d’entrer dans une exploration vivante de soi.

Quelques pistes de réflexion

Sans chercher à répondre trop vite, vous pouvez déjà vous demander :

  • Quand est-ce que je me sens le plus vivant(e) ?
  • Qu’est-ce que je fais par habitude, par peur, par obligation ?
  • Qu’est-ce que j’ai mis de côté, en moi, pour m’adapter ?
  • Si je m’autorisais à être plus fidèle à moi-même, qu’est-ce qui changerait ?

Ces questions n’appellent pas des réponses immédiates. Elles demandent un espace. Du temps. Une présence attentive.

Et si vous n’aviez pas à chercher seul(e) ?

En thérapie, la question « qui suis-je ? » n’est pas analysée de l’extérieur. Elle est vécue, éprouvée, mise en mots dans la relation.

La thérapie humaniste et existentielle offre un cadre pour cela : un lieu où vous pouvez vous déposer, un espace pour vous retrouver à votre rythme, une relation qui permet de vous rencontrer autrement.

Si vous vous sentez perdu(e), sans parvenir à comprendre pourquoi, si cette question « qui suis-je ? » vous habite, il peut être précieux de ne pas rester seul(e) avec elle.

Je vous accompagne en consultation individuelle pour explorer ces questionnements et retrouver un lien plus juste à vous-même.